Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2018 Vincent Hildebrandt ACCUEIL COLOPHON

La facture d’orgues au 21e siècle :

un développement fécond !

Dans les dernières décennies du XXe siècle, ont redécouvrit la facture d’orgues du XIXème siècle qui fut, pendant un certain temps largement décriée. A l’aube du XXIème siècle, l’orgue symphonique du 19e siècle fut ainsi remis à l’honneur, donnant naissance à une politique de restauration plus scrupuleuse, respectant ainsi la Charte de Venise (1964 ). Ces dernières années, les travaux effectués sur les orgues parisiens peuvent êtres ainsi résumés en quatres grandes classifications : Les restaurations visant à revenir à l’état d’origine ou un état antérieur (plus ou moins proche de l’instrument d’origine) Ces restaurations s’inscrivent dans la politique de conservation du patrimoine et dans le respect de la Charte de Venise. Qu’il soit permis ici de citer les restaurations exemplaires des orgues de Bécon les Bruyères (2015). Les restaurations avec modifications et/ou agrandissements La nature de ces travaux permet d’embellir les instruments existants et parfois de corriger leurs défauts tout en respectant la facture présente et l’héritage du passé. On peut citer les travaux effectués sur les orgues de Notre-Dame D’Auteuil (2018) et les Grandes-Orgues de Notre Dame de Paris (2014) et de la Basilique Ste Clotilde (2005). La création d’orgues neufs Bien qu’étant rares en ce début du XXIème siécle, la capitale a pu s’équiper d’instruments neufs souvent financés par des fonds privés, parmis lesquels on peut citer l’orgue Aubertin à l’église St Louis-en-l’ile (2004), l’orgue Rieger à la Philharmonie (2016, l’orgue Grenzing à l’auditorium of Radio France (2016) et l’orgue Chevron de la Chapelle Notre-Dame du Saint Sacrement (2017). Les entretiens et relevages Ces derniers sont les plus courants du fait de la pollution et de l’utilisation souvent intensive des orgues de la Capitale. Cependant, l’entretien et la restauration des orgues parisiens existants est gravement entravée en raison d’un manque de fonds ; la plupart des restaurations en cette ère sont financées par des fonds privés (par exemple Sainte Clotilde, 2006). Ce tableau recence l’activité des principaux facteurs d’orgues du 21ème siècle (et des dernières décennies du XXe siècle) ainsi que le nombre d’orgues qu’ils ont construit, restauré et/ou rénové. Ce tableau montre alors la prédominance du facteur Dargassies, en particulier dans les dernières décennies du XXe siècle. En ce début du troisième millénaire, on peut constater une forte baisse de création d’instruments neufs par rapport du 19ème et 20ème siècle à cause du manque de financement ainsi que la baisse de la pratique religieuse et un « marché » bien saturé après des siècles de manufacture d’orgues à Paris.
Les orgues de Paris

Après la Révolution - 21ème siècle

ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt COLOPHON

La facture d’orgues au 21e siècle :

un développement fécond !

Dans les dernières décennies du XXe siècle, ont redécouvrit la facture d’orgues du XIXème siècle qui fut, pendant un certain temps largement décriée. A l’aube du XXIème siècle, l’orgue symphonique du 19e siècle fut ainsi remis à l’honneur, donnant naissance à une politique de restauration plus scrupuleuse, respectant ainsi la Charte de Venise (1964 ). Ces dernières années, les travaux effectués sur les orgues parisiens peuvent êtres ainsi résumés en quatres grandes classifications : Les restaurations visant à revenir à l’état d’origine ou un état antérieur (plus ou moins proche de l’instrument d’origine) Ces restaurations s’inscrivent dans la politique de conservation du patrimoine et dans le respect de la Charte de Venise. Qu’il soit permis ici de citer les restaurations exemplaires des orgues de Bécon les Bruyères (2015). Les restaurations avec modifications et/ou agrandissements La nature de ces travaux permet d’embellir les instruments existants et parfois de corriger leurs défauts tout en respectant la facture présente et l’héritage du passé. On peut citer les travaux effectués sur les orgues de Notre-Dame D’Auteuil (2018) et les Grandes-Orgues de Notre Dame de Paris (2014) et de la Basilique Ste Clotilde (2005). La création d’orgues neufs Bien qu’étant rares en ce début du XXIème siécle, la capitale a pu s’équiper d’instruments neufs souvent financés par des fonds privés, parmis lesquels on peut citer l’orgue Aubertin à l’église St Louis-en-l’ile (2004), l’orgue Rieger à la Philharmonie (2016, l’orgue Grenzing à l’auditorium of Radio France (2016) et l’orgue Chevron de la Chapelle Notre-Dame du Saint Sacrement (2017). Les entretiens et relevages Ces derniers sont les plus courants du fait de la pollution et de l’utilisation souvent intensive des orgues de la Capitale. Cependant, l’entretien et la restauration des orgues parisiens existants est gravement entravée en raison d’un manque de fonds ; la plupart des restaurations en cette ère sont financées par des fonds privés (par exemple Sainte Clotilde, 2006). Ce tableau recence l’activité des principaux facteurs d’orgues du 21ème siècle (et des dernières décennies du XXe siècle) ainsi que le nombre d’orgues qu’ils ont construit, restauré et/ou rénové. Ce tableau montre alors la prédominance du facteur Dargassies, en particulier dans les dernières décennies du XXe siècle. En ce début du troisième millénaire, on peut constater une forte baisse de création d’instruments neufs par rapport du 19ème et 20ème siècle à cause du manque de financement ainsi que la baisse de la pratique religieuse et un « marché » bien saturé après des siècles de manufacture d’orgues à Paris.