LouisBéasseseformeàlafactured'orguesauprèsd'AristideCavaillé-Coll, probablementàpartirdesannées1870(sonpèreModesteaégalement travailléchezCavaillé-Collde1853à1892).Devenule«Premierouvrier»dela manufactureCavaillé-Coll,spécialistedelamécanique,ildécidedefonderson propreatelieravecJean-BaptisteBonneau,«Premierouvrier»decettemême maison,spécialistedel'harmonie,audébuten1892,avecl'aidedesonpère quiétaitspécialistedelaconstructiondessommierschezCavailléetdeson frèrequiétaitharmonistechezCavaillé.Vers1903,lesdeuxanciens«Premiers ouvriers»seséparent.ErnestBéassereprendseull'atelieravecsonfilsLouis. Cederniercontinueraàexercercemétieraprèsledécèsdesonpèrele11 mars 1908 à Paris 15e. Saint-Louis-des-Invalides - St. André de l’Europe.
L’abbé Clergeau
LepèreClergeau,fortdouédanslesaffaires,avaitmisaupointlafabrication depetitsorguesdesériesdestinésàpouvoiraccompagneruneassemblée pourunprixassezréduit.Peut-êtreonpeutluiêtreattribuélepetitorguedela chapelle de l’Assomption. Plus d’informations sur Clergeau.
Delmotte
LaMaisonDelmottepossèdeunelonguetraditionfamilialedelafacture d’orgues, transmise de génération en génération. En1812,Pierre-FidèleDelmotte(1792-1867),horlogercommesonpère,puis organiste,créasapropreentrepriseàSaint-Léger,Hainaut,Belgique.Sonfrère vintleseconderdixansaprèslacréationdel’entreprise.Sonfils,Théophile (1833-1909)travaillaavecsonfrèreainéConstantindansl’atelierdeSaint-Léger de1855jusqu’en1871.ThéophileDelmotteserenditensuiteàParisen1855 pourétudierlafactured’orguesromantiqueauprèsdeCavaillé-Coll.Rentréà Tournaien1872,ilfondaunnouvelatelieravecunautrefrère,Edouard Delmotte.Àlamortdecedernieren1899,Théophilecréaunenouvellesociété dontsonfilsMaurice,vintleseconderàpartir1903.Alamortdesonpèreen 1909,Mauricerepritladirectiondel’atelieravantdeletransmettreàsontour, à son fils Georges Delmotte en 1946. MauriceDelmotte(1885-1961)s’attachaàdévelopperetappliquerlatraction électriqueetconstruitl’orguemonumental(110jeux)àl’InstitutNationaldela radiodiffusion(I.N.R.)àIxelles(Bruxelles)en1940.AprèsledécèsdeGeorges, latraditionfamilialefutpoursuiviepardeuxdesesneveux,GuySegherset DenysDelporte.LefilsdeGeorges,EtienneDelmotte,estdésormaisl’actuel directeur général de la société.LaMaisonDelmotteestencoreactivedenosjoursetconstruitdesorguesavec toustypesdetransmission(mécaniques,pneumatiques,électriquesou électroniques).Lecatalogued’Opusmentionnelaconstructiond’environ150 orgues neufs et une centaine de restaurations. Plus d’informations sur Delmotte ici. Il y a seulement un orgue de Delmotte à Paris, à Saint-André-de-l’Europe.
JosephArnaudFermisestnéen1836àAuterive(Haute-Garonne).Ilétaitlefils deFrançoisSylvainFermis,uncharpentierquiaconstruitlebuffetdel’orgue pourlecabinetparisiendeBarkeretVerschneider(années1860).LaMaison VerschneideraengagéJosephArnaud,déjàformécommecharpentier, organieretorganistevraisemblablementaprèscetravail.JosephFermisfutle premieràappliquerunsystèmedetransmissiontubulaireàdessommiersà gravuresetregistres.Sonsystèmefutbrevetéen1866.Cesystèmeaétéutilisé en1878pourlenouvelorguedeSaint-François-XavieràParismaisfut suppriméen1923.Cesystèmed’unegrandecomplexité,futrapidement remplacéetaujourd’huileseulsystèmeenfonctionsetrouvesurl’orguedeSt VolusienàFoix..FermisaaussiconstruitdesorguespourlacathédraleSaint-Denis à Réunion et pour la cathédrale de Pékin.Source
Jean-Baptiste Gadault
Jean-BaptisteGadault(??-1845)etsonfilsCharles(1828-1883)étaientdes facteursd'orguesactifsàParisaumilieuduXIXesiècle.CharlesGadaulta travaillé sur l'orgue de St. Louis des Invalides (1853).
Hubert-François Krischner
Filsd’unefamilleoriginairedeNideggenprèsd’Aix-la-Chapelle,Jean-Hubert Krischer(1812–1890)estunfacteurd’orgueparisienpèrededeuxfacteurs d’orgues:Marie-Joseph(1843-1876),etHubertFrançois(1834-1893).Jean-HubertdeviendracontremaîtrechezDaublaine-Callinetavecl’équipeStoltz, Poirier, Lieberknecht, Sauvage et Maillard vers 18411. Parlasuite,iltravaillachezCavaillé-ColletchezMerklin,qu’ilquittaensuite pourentrer,entantquechefd’atelier,dansl'équipedufacteurparisien Narcisse Martin.HubertFrançoisKrischer(1834-1893)seformaauprèsdesfacteursCavaillé-Coll,Daublaine,MerklinetMartin.Ilfondasapropreentrepriseen1877à Rouen.IlpeutêtreconsidérécommelesuccesseurdeNarcisseMartin.Son pèreJean(1797-?)travaillaavecDaublaine.Hubertaeuquatrefils(Georges, Henri,ErnestetPaul)quiapprissentleurmétieràl’atelierdeleurpère.Cette dynastie commença en 1753 et finissait avec la mort de Paul en 1934. Lire plus…Il a restauré l’orgue de chœur de Saint-Paul-Saint-Louis (1885).
Orgelbau Link
Cetteentrepriseallemandeaétéfondéeen1851parlesfrèresjumeauxPaul (1821-1891)etJohannes(1821-1872)Link.Graceàl’excellenteréputationdes orguesconstruitsparlesfrèresLink,lamanufacturenecessedes’agrandir, appliquantlesprincipesdelafactured’orguesindustrielle.JohannLinkdécède en 1871 et c’est son fils Paul qui poursuit alors la direction de l'entreprise seul. En1886,l'entreprisefutrepriseparlefilsaînédePaulLink,Eugen(1855-1940) etacontinuéavecsuccès.MêmeenFrance,malgrélaguerrede1870-1871,on fit appel à cette firme allemande, reconnue pour son travail exemplaire. EtablieàGiengenanderBrenz,cettedernièreexistetoujoursetaconstruit plus d’un millier d’instruments dans le monde. LeseulorguesituéàParissetrouveàl'égliseluthériennedel’ascension(Paris XVII).Construiten1894,ilsetrouvetoujoursdanssonétatd’origine.Sa constructionestsansdoutedueauxparoissiensémigrésalsaciensdontla présencedecefacteurfuttrèsprésenteenAlsace,chezlesluthériens.C’estun bel exemple de la facture d’orgues industrielle allemande.Une biographie plus complète, rédigée par Eric Eisenberg est disponible ici.
Hippolyte Loret
HippolyteLoret(1810–1879)devintl'undesreprésentantslesplusimportants dutyped'orguesymphoniqueenBelgique.LafamilleLoretestunefamille flamanded'organiers,originairedeDendermonde.Jean-JosephLoret (1757–1847)estlefondateur.SonfilsFrançois-BernardLoret,avecsonfrère plusjeuneHippolyte,ontportél'artdelafactured'orguesdelafamilleLoretà sonapogée.Lesdeuxontdéjàapprislemétierdèsleurjeuneâgedansl'atelier deleurpèreàDendermonde.Hippolytes'estd'abordinstalléàTermondeety résidaitencoreen1854,quandlepremierdesfrèresVanBever,Adrien, rejoignitsacompagniecommemenuisier.Ils'installaàBruxellesen1840.Suite àdescomplicationsfamiliales,ilquittîtlaBelgiqueen1876ets'installaàParis, 67boulevardSaint-Jacques,oùilmouruten1879.Hippolyteconstruisitenviron 450orgues,dontl'orguedel'abbayed'Averbode,achevéen1859,unchef-d'œuvredel'factured'orguesbelgedecetteépoque.Denombreuxautres organiersreçurentleurformationauprèsdelui,notammentlesfrèresVan Bever, qui reprisent son atelier en 1880. Saint-Ignace - Saint-Joseph-artisan.
Narcisse Martin
OnensaitpeusurNarcisseMartin.IltravaillaàParisetàRouenoùilétablit sonatelierdontHubertKrischerfutchefd’atelierpendantlesannées1857-1873.Ilaconstruitl’orguedeSt-Paul-St-Louis(1871).Maintesfoismodifié,ila été restauré par Bernard Dargassies dans l’esprit de Martin en 2005.
Pierre Ménard
PierreMénard.ÀCoutances,de1839à1892,sixfacteursd’orguesdelafamille Ménard-Orange-Laforgeontfabriqué,restauréetentretenudesorguesdansla Manche,enFranceetmêmeau-delà.PierreMénard,néàCourcyen1799, forméaumétierdefacteurd’orgues,travailled’abordàPariscommeouvrier.Il atravailléàParischezLouisCallinetetAristideCavaillé-Coll.En1839,ilrevient àCoutancesfondersonatelier.CélestinMénard,demi-frèredePierreetde21 anssoncadet,travailleetapprendlemétieravecPierredèslafondationde l’entreprise.Maisen1845,ils’installeàsoncomptepourfabriquerpianos, harmoniumsetpetitsorgues.Ilprésenteuninstrumentàl’Exposition universelle de Paris en 1855. MénardaététrèsactifenNormandie.IlafabriquéavecsoncousinEugène OrangeetunassociéHenriLaforgeinstrumentsenBasse-Normandieeta également construit des petits orgues en sous-traitance pour Cavaillé-Coll. Eglise luthérienne La Trinité
Louis Béasse se forme à la facture d'orgues auprès d'Aristide Cavaillé-Coll, probablement à partir des années 1870 (son père Modeste a également travaillé chez Cavaillé-Coll de 1853 à 1892). Devenu le «Premier ouvrier» de la manufacture Cavaillé-Coll, spécialiste de la mécanique, il décide de fonder son propre atelier avec Jean-Baptiste Bonneau, «Premier ouvrier» de cette même maison, spécialiste de l'harmonie, au début en 1892, avec l'aide de son père qui était spécialiste de la construction des sommiers chez Cavaillé et de son frère qui était harmoniste chez Cavaillé. Vers 1903, les deux anciens «Premiers ouvriers» se séparent. Ernest Béasse reprend seul l'atelier avec son fils Louis. Ce dernier continuera à exercer ce métier après le décès de son père le 11 mars 1908 à Paris 15e. Saint-Louis-des-Invalides - St. André de l’Europe.
L’abbé Clergeau
Le père Clergeau, fort doué dans les affaires, avait mis au point la fabrication de petits orgues de séries destinés à pouvoir accompagner une assemblée pour un prix assez réduit. Peut-être on peut lui être attribué le petit orgue de la chapelle de l’Assomption. Plus d’informations sur Clergeau.
Delmotte
La Maison Delmotte possède une longue tradition familiale de la facture d’orgues, transmise de génération en génération. En 1812, Pierre-Fidèle Delmotte (1792-1867), horloger comme son père, puis organiste, créa sa propre entreprise à Saint-Léger, Hainaut, Belgique. Son frère vint le seconder dix ans après la création de l’entreprise. Son fils, Théophile (1833-1909) travailla avec son frère ainé Constantin dans l’atelier de Saint-Léger de 1855 jusqu’en 1871. Théophile Delmotte se rendit ensuite à Paris en 1855 pour étudier la facture d’orgues romantique auprès de Cavaillé-Coll. Rentré à Tournai en 1872, il fonda un nouvel atelier avec un autre frère, Edouard Delmotte. À la mort de ce dernier en 1899, Théophile créa une nouvelle société dont son fils Maurice, vint le seconder à partir 1903. A la mort de son père en 1909, Maurice reprit la direction de l’atelier avant de le transmettre à son tour, à son fils Georges Delmotte en 1946. Maurice Delmotte (1885-1961) s’attacha à développer et appliquer la traction électrique et construit l’orgue monumental (110 jeux) à l’Institut National de la radiodiffusion (I.N.R.) à Ixelles (Bruxelles) en 1940. Après le décès de Georges, la tradition familiale fut poursuivie par deux de ses neveux, Guy Seghers et Denys Delporte. Le fils de Georges, Etienne Delmotte, est désormais l’actuel directeur général de la société.La Maison Delmotte est encore active de nos jours et construit des orgues avec tous types de transmission (mécaniques, pneumatiques, électriques ou électroniques). Le catalogue d’Opus mentionne la construction d’environ 150 orgues neufs et une centaine de restaurations. Plus d’informations sur Delmotte ici. Il y a seulement un orgue de Delmotte à Paris, à Saint-André-de-l’Europe.
Henry Didier
Henry Didier ((1861-1918) fut initié au métier dans l'atelier de son père Charles Didier (1831-1881), qui avait été apprenti chez Merklin. Après une période dans la région des Caraïbes, il rentre en France en 1889 et en 1890, il devient associé de Mutin (Mutin et Cie) pour une courte période. Après une période fructueuse dans les années 1890-1900, son atelier établi dans les Vosges, perd progressivement de la qualité et du travail. Son fils François Didier (1894-1939) tenta de récupérer l'entreprise mais finit par devoir vendre son atelier en 1930 à Jacquot (Rambervillers). Il a construit l'orgue de Saint-Joseph-des-carmes (1902).
Joseph Arnoud Fermis
Joseph Arnaud Fermis est né en 1836 à Auterive (Haute- Garonne). Il était le fils de François Sylvain Fermis, un charpentier qui a construit le buffet de l’orgue pour le cabinet parisien de Barker et Verschneider (années 1860). La Maison Verschneider a engagé Joseph Arnaud, déjà formé comme charpentier, organier et organiste vraisemblablement après ce travail. Joseph Fermis fut le premier à appliquer un système de transmission tubulaire à des sommiers à gravures et registres. Son système fut breveté en 1866. Ce système a été utilisé en 1878 pour le nouvel orgue de Saint-François-Xavier à Paris mais fut supprimé en 1923. Ce système d’une grande complexité, fut rapidement remplacé et aujourd’hui le seul système en fonction se trouve sur l’orgue de St Volusien à Foix.. Fermis a aussi construit des orgues pour la cathédrale Saint-Denis à Réunion et pour la cathédrale de Pékin.Source
Jean-Baptiste Gadault
Jean-Baptiste Gadault (?? - 1845) et son fils Charles (1828-1883) étaient des facteurs d'orgues actifs à Paris au milieu du XIXe siècle. Charles Gadault a travaillé sur l'orgue de St. Louis des Invalides (1853).
Hubert-François Krischner
Fils d’une famille originaire de Nideggen près d’Aix-la-Chapelle, Jean-Hubert Krischer (1812 – 1890) est un facteur d’orgue parisien père de deux facteurs d’orgues : Marie-Joseph (1843 - 1876), et Hubert François (1834 - 1893). Jean-Hubert deviendra contremaître chez Daublaine-Callinet avec l’équipe Stoltz, Poirier, Lieberknecht, Sauvage et Maillard vers 18411. Par la suite, il travailla chez Cavaillé-Coll et chez Merklin, qu’il quitta ensuite pour entrer, en tant que chef d’atelier, dans l'équipe du facteur parisien Narcisse Martin.Hubert François Krischer (1834-1893) se forma auprès des facteurs Cavaillé-Coll, Daublaine, Merklin et Martin. Il fonda sa propre entreprise en 1877 à Rouen. Il peut être considéré comme le successeur de Narcisse Martin. Son père Jean (1797- ?) travailla avec Daublaine. Hubert a eu quatre fils (Georges, Henri, Ernest et Paul) qui apprissent leur métier à l’atelier de leur père. Cette dynastie commença en 1753 et finissait avec la mort de Paul en 1934. Lire plus…Il a restauré l’orgue de chœur de Saint-Paul-Saint-Louis (1885).
Orgelbau Link
Cette entreprise allemande a été fondée en 1851 par les frères jumeaux Paul (1821-1891) et Johannes (1821- 1872) Link. Grace à l’excellente réputation des orgues construits par les frères Link, la manufacture ne cesse de s’agrandir, appliquant les principes de la facture d’orgues industrielle. Johann Link décède en 1871 et c’est son fils Paul qui poursuit alors la direction de l'entreprise seul. En 1886, l'entreprise fut reprise par le fils aîné de Paul Link, Eugen (1855-1940) et a continué avec succès. Même en France, malgré la guerre de 1870-1871, on fit appel à cette firme allemande, reconnue pour son travail exemplaire. Etablie à Giengen an der Brenz, cette dernière existe toujours et a construit plus d’un millier d’instruments dans le monde. Le seul orgue situé à Paris se trouve àl'église luthérienne de l’ascension (Paris XVII). Construit en 1894, il se trouve toujours dans son état d’origine. Sa construction est sans doute due aux paroissiens émigrés alsaciens dont la présence de ce facteur fut très présente en Alsace, chez les luthériens. C’est un bel exemple de la facture d’orgues industrielle allemande.Une biographie plus complète, rédigée par Eric Eisenberg est disponible ici.
Hippolyte Loret
Hippolyte Loret (1810–1879) devint l'un des représentants les plus importants du type d'orgue symphonique en Belgique. La famille Loret est une famille flamande d'organiers, originaire de Dendermonde. Jean-Joseph Loret (1757–1847) est le fondateur. Son fils François-Bernard Loret, avec son frère plus jeune Hippolyte, ont porté l'art de la facture d'orgues de la famille Loret à son apogée. Les deux ont déjà appris le métier dès leur jeune âge dans l'atelier de leur père à Dendermonde. Hippolyte s'est d'abord installé à Termonde et y résidait encore en 1854, quand le premier des frères Van Bever, Adrien, rejoignit sa compagnie comme menuisier. Il s'installa à Bruxelles en 1840. Suite à des complications familiales, il quittît la Belgique en 1876 et s'installa à Paris, 67 boulevard Saint-Jacques, où il mourut en 1879. Hippolyte construisit environ 450 orgues, dont l'orgue de l'abbaye d'Averbode, achevé en 1859, un chef-d'œuvre de l'facture d'orgues belge de cette époque. De nombreux autres organiers reçurent leur formation auprès de lui, notamment les frères Van Bever, qui reprisent son atelier en 1880. Saint-Ignace - Saint-Joseph-artisan.
Narcisse Martin
On en sait peu sur Narcisse Martin. Il travailla à Paris et à Rouen où il établit son atelier dont Hubert Krischer fut chef d’atelier pendant les années 1857-1873. Il a construit l’orgue de St-Paul-St-Louis (1871). Maintes fois modifié, il a été restauré par Bernard Dargassies dans l’esprit de Martin en 2005.
Pierre Ménard
Pierre Ménard. À Coutances, de 1839 à 1892, six facteurs d’orgues de la famille Ménard-Orange-Laforge ont fabriqué, restauré et entretenu des orgues dans la Manche, en France et même au-delà. Pierre Ménard, né à Courcy en 1799, formé au métier de facteur d’orgues, travaille d’abord à Paris comme ouvrier. Il a travaillé à Paris chez Louis Callinet et Aristide Cavaillé-Coll. En 1839, il revient à Coutances fonder son atelier. Célestin Ménard, demi-frère de Pierre et de 21 ans son cadet, travaille et apprend le métier avec Pierre dès la fondation de l’entreprise. Mais en 1845, il s’installe à son compte pour fabriquer pianos, harmoniums et petits orgues. Il présente un instrument à l’Exposition universelle de Paris en 1855. Ménard a été très actif en Normandie. Il a fabriqué avec son cousin Eugène Orange et un associé Henri Laforge instruments en Basse-Normandie et a également construit des petits orgues en sous-traitance pour Cavaillé-Coll. Eglise luthérienne La Trinité
Van Bever
Les frères Adrien (1837–1895) et Pierre-Salomon (1851–1916) Van Bever étaient des organiers flamands bien connus et d'importants représentants belges du style de facture d'orgues romantique français. Adrien était un ancien élève d'Hippolyte Loret ; il reprit ses ateliers avant de s'installer avec son frère à Laeken (Bruxelles) en 1880. L'entreprise prit alors le nom de *Van Bever Frères, ancienne maison H. Loret*. Adrien Van Bever avait quitté Paris pour revenir à Laeken. Ils eurent également, pendant de nombreuses années, une succursale à Amiens (dans le nord de la France), qui ferma en 1904. Après la mort d'Adrien (1895) et de Salomon (1916), François, Louis et Nicolas Draps, neveux de Salomon, reprisent l'entreprise et la poursuivirent sous le nom de *Van Bever Frères* à Laeken jusqu'en 1925. Saint-Joseph-artisan.